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Vaccination - Composition du Vaccin

Composition du vaccin

Les premières vaccinations contre la grippe remontent au début des années 30, mais la technique ne s'est véritablement développée qu'à la faveur de la grande épidémie de 1957. Depuis, de très importants progrès ont été réalisés à tous les stades de la fabrication, et la vaccination est devenue un geste de routine.

illustration de la fabrication du vaccin de la grippe

■ Actualisation du vaccin

Actuellement les vaccins antigrippaux disponibles en France sont des vaccins inactivés produits sur des œufs embryonnés de poule.
Les variations continuelles des virus (glissement antigénique) rendent indispensable l’actualisation annuelle du vaccin. La composition du vaccin est fixée chaque année, en février, à partir des recommandations de l'OMS. Le choix des variants est établi par les experts selon les caractéristiques des virus isolés le plus récemment. Le vaccin contient 3 souches de virus antigrippaux :
- 1 variant du sous-type A (H1N1)
- 1 variant du sous-type A (H3N2)
- 1 variant du type B
  eprouvettes

Pour la saison 2011/2012, l’OMS a recommandé d’utiliser les virus suivants (hiver de l’hémisphère Nord)(1) :
- un virus de type A/California/7/2009 (H1N1)
- un virus de typeA/Perth/16/2009 (H3N2)
- un virus de typeB/Brisbane/60/2008

■ Un vaccin contrôlé, efficace et bien toléré

Au sein de l’Union Européenne, chaque nouveau vaccin fait l'objet de contrôles sévères. Tous les lots de fabrication sont prélevés et analysés : activité, innocuité, mesure de la quantité d'antigène par dose, souche par souche. Une étude clinique de tolérance et d'immunogénicité doit être obligatoirement effectuée. Il s'agit d'une étape indispensable pour la délivrance annuelle de l'Autorisation de Mise sur le Marché.
A l'heure actuelle, la vaccination antigrippale est non seulement efficace mais d'une grande innocuité et bien tolérée. Voici les effets secondaires qui peuvent être rencontrés(2) :

Après la vaccination, une légère douleur peut apparaître au point d’injection. De plus, le vaccin peut provoquer des réactions générales de type fièvre, nausée, myalgies et autres symptômes d’allure grippale. Ces symptômes peuvent durer jusqu’à deux jours. Quant aux réactions immédiates, probablement de nature allergique, telles qu’urticaire, angioedème, asthme et anaphylaxie (9 cas/10 millions de doses), elles sont très rares après la vaccination antigrippale.
De rares cas d’inflammation des vaisseaux sanguins (vascularites systémiques) ont été rapportés dans les quinze jours suivant la vaccination. Divers troubles neurologiques postvaccinaux signalés concernent l’encéphalopathie (1 cas/3 millions de doses) et les convulsions (1 cas/3 millions de doses). La paralysie de Bell a également été déclarée pour quelques sujets.

Une étude a montré un risque relatif de survenue de syndrome de Guillain-Barré, une maladie neurologique, dans les six semaines suivant la vaccination, d’un peu plus d’un cas additionnel pour un million de personnes vaccinées.

■ Les vaccins dans le futur

Les vaccins antigrippaux classiques sont bien tolérés et efficaces. Ils réduisent l’impact de la grippe dans les pays industrialisés comme dans les pays en voie de développement. Cependant, la maladie conserve un retentissement important. C'est pourquoi, en plus des efforts fournis pour mieux utiliser les vaccins existants, des recherches sont menées pour améliorer l’efficacité et la quantité de vaccins produits. Les projets visent entre autres à mettre à profit les progrès des biotechnologies pour créer et évaluer d’autres approches vaccinales (par exemple administration nasale en spray de vaccin vivant atténué, production de vaccin sur cultures cellulaires…).

(1) Composition recommandée des vaccins antigrippaux pour la saison 2011-2012 dans l’hémisphère Nord. Relevé épidémiologique hebdomadaire, 2011, 86, 81–92.
(2) Guide des vaccinations, 2009. INPES