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Communiqués de presse
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de presse 2007 (PDF)
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Communiqué de presse, Paris, le 26 septembre 2007
Vaccin contre la grippe : disponible en pharmacie dès demain, vendredi 28 septembre
Le Groupe d'Expertise et d'Information sur la Grippe (GEIG) lance sa nouvelle campagne
destinée à inciter non seulement les personnes âgées de 65 ans et plus mais aussi toutes les
personnes fragilisées par certaines affections de longue durée (ALD) à se faire vacciner contre
la grippe. Parmi celles-ci, les asthmatiques font partie des cibles prioritaires à sensibiliser cet
automne.
En effet, compte tenu des risques sérieux que l’infection grippale peut entraîner chez ces
personnes, l’Assurance Maladie prend désormais en charge à 100% le vaccin pour toute
personne souffrant d’asthme.
Le vaccin contre la grippe pour la saison 2006-2007 sera disponible en pharmacie dès le 28 septembre.
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La grippe saisonnière touche 2 à 7 millions de personnes en France chaque hiver, entraînant,
selon les estimations, un décès pour 1000 personnes infectées (soit environ 1 500 à 2 000 décès
l’année dernière).
La grippe peut entraîner des complications sévères chez les personnes âgées ou les sujets fragilisés
par une pathologie chronique (maladie cardiaque, pulmonaire, métabolique, immunologique,
cancéreuse).
Ainsi les risques de complications graves et de surinfection suite à une infection grippale sont
particulièrement élevés chez les personnes souffrant d'asthme. Or, l'asthme concerne plus de 3
millions de Français dont 1/3 d'enfants.
Il a été démontré que la vaccination contre la grippe, notamment chez ces personnes à risque, permet
une diminution très significative des conséquences médicales de la maladie et de la mortalité.
La vaccination contre la grippe est recommandée aux asthmatiques par le Conseil Supérieur
d'Hygiène Publique de France. Depuis fin 2006, elle est prise en charge à 100 % par la CNAM
pour tous les asthmatiques, quel que soit leur âge (à partir de 6 mois).
Cependant le taux de couverture vaccinale des asthmatiques de moins de 65 ans est resté inférieur à
25% l'hiver dernier. C'est insuffisant et cela reste bien inférieur à l’objectif de 75% de couverture
vaccinale anti-grippale fixé pour 2010 par la France et par l'OMS.
Pour éviter les risques d'exacerbations et de complications graves auxquels les asthmatiques
pourraient être exposés en cas de grippe, il est donc important que toutes les personnes
concernées par l’asthme se renseignent auprès de leur médecin traitant.
Quand se faire vacciner ?
Le vaccin antigrippal est disponible en pharmacie dès le 28 septembre. Il est conseillé de vacciner dès
cette période car la survenue d’une épidémie de grippe est envisageable dès les premiers jours de
l’automne. D’autre part, il est recommandé de vacciner un patient en état stable, en dehors de toute
phase d’exacerbation et/ou d’infection.
Il faut une quinzaine de jours pour acquérir la protection post-vaccinale. Mieux vaut donc vacciner
le plus tôt possible. En pratique, tant que l’on n’a pas attrapé la grippe, il n’est pas trop tard pour se faire
vacciner. Toutefois, le bon de prise en charge adressé par l’Assurance Maladie n’est valable que
jusqu’au 31 décembre 2007.
La vaccination doit être renouvelée chaque année afin de réinduire la protection et de la réactualiser par
rapport aux nouvelles souches circulantes.
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Contact presse : Angélique d’Esteve - Stéphanie Kanoui - Nex & Com - 06 08 32 74 15
Communiqué de presse, Paris, le 25 septembre 2007
La grippe : des risques de complications graves chez les asthmatiques
Le Groupe d'Expertise et d'Information sur la Grippe (GEIG) lance sa nouvelle campagne
destinée à inciter non seulement les personnes âgées de 65 ans et plus mais aussi toutes les
personnes fragilisées par certaines affections de longue durée (ALD) à se faire vacciner contre
la grippe. Parmi celles-ci, les asthmatiques font partie des cibles prioritaires à sensibiliser cet
automne.
En effet, compte tenu des risques sérieux que l’infection grippale peut entraîner chez ces
personnes, l’Assurance Maladie prend désormais en charge à 100% le vaccin pour toute
personne souffrant d’asthme.
Le vaccin contre la grippe pour la saison 2006-2007 sera disponible en pharmacie dès le 28
septembre.
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La grippe, une affection aux conséquences redoutables sur les populations fragilisées
La grippe saisonnière touche 2 à 7 millions de personnes en France chaque hiver, entraînant,
selon les estimations, un décès pour 1000 personnes infectées (soit environ 1 500 à 2 000 décès
l’année dernière).
La grippe peut entraîner des complications sévères chez les personnes âgées ou les sujets fragilisés
par une pathologie chronique (maladie cardiaque, pulmonaire, métabolique, immunologique,
cancéreuse).
Ainsi les risques de complications graves et de surinfection suite à une infection grippale sont
particulièrement élevés chez les personnes souffrant d'asthme. Or, l'asthme concerne plus de 3
millions de Français dont 1/3 d'enfants.
Il a été démontré que la vaccination contre la grippe, notamment chez ces personnes à risque, permet
une diminution très significative des conséquences médicales de la maladie et de la mortalité.
Le vaccin contre la grippe pris en charge à 100% pour toutes les personnes souffrant d’asthme
La vaccination contre la grippe est recommandée aux asthmatiques par le Conseil Supérieur
d'Hygiène Publique de France. Depuis fin 2006, elle est prise en charge à 100 % par la CNAM
pour tous les asthmatiques, quel que soit leur âge (à partir de 6 mois).
Cependant le taux de couverture vaccinale des asthmatiques de moins de 65 ans est resté inférieur à
25% l'hiver dernier. C'est insuffisant et cela reste bien inférieur à l’objectif de 75% de couverture
vaccinale anti-grippale fixé pour 2010 par la France et par l'OMS.
Pour éviter les risques d'exacerbations et de complications graves auxquels les asthmatiques
pourraient être exposés en cas de grippe, il est donc important que toutes les personnes
concernées par l’asthme se renseignent auprès de leur médecin traitant.
La couverture vaccinale « grippe » des Français : où en est-on ?
Baromètre annuel sur la couverture vaccinale des Français, la nouvelle enquête menée par TNS
Healthcare pour le GEIG en février 2007 montre que 24% des Français se sont fait vacciner lors de
la campagne anti-grippale 2006-2007. Ce taux de couverture vaccinale reste donc stable par rapport
à la saison précédente.
Le groupe à risque composé des personnes de plus de 65 ans représente le groupe le mieux vacciné
avec un taux de 68% soit 10 points de plus depuis 2000. Les résultats montrent cependant que près
d’un quart de cette tranche d’âge n’est toujours pas vacciné et qu’il faut donc poursuivre les efforts
pour atteindre l’objectif de 75% fixé par l’OMS.
L’enquête révèle également la persistance de certaines disparités notamment chez les personnes
asthmatiques qui n’ont été que 32% à se faire vacciner malgré les nouvelles recommandations.
Le déficit reste particulièrement important chez les moins de 65 ans avec seulement 24% des
asthmatiques qui ont fait l’objet d’une vaccination au cours de la saison 2006-2007 et chez les
enfants, avec seulement 14% des asthmatiques de moins de 15 ans qui ont été vaccinés !
Parmi les principales motivations à accepter la vaccination, il apparaît que l’âge demeure un élément
décisif (37%) ainsi que la conscience de la gravité de maladie (38%), et le conseil du médecin
(34% soit + 14 points par rapport à l’an passé).
Composition du vaccin contre la grippe 2007-2008
Le choix des souches virales à inclure dans le vaccin élaboré chaque année se fonde sur les
caractéristiques antigéniques des souches actuelles et émergentes. L'OMS a recommandé que le
vaccin trivalent pour la saison 2007-2008 dans l'hémisphère Nord contienne des souches de virus
suivantes :
A/ Solomon Islands/3/2006(H1N1) ou apparentée
A/ Wisconsin/67/2005(H3N2) ou apparentée (comme A/Hiroshima/52/2005)
B/ Malaysia/2506/2004 ou apparentée (comme B/Ohio/1/2005)
Seule la souche A H1N1 a été changée par rapport au vaccin 2006-2007.
Etat des lieux du risque pandémique
Depuis fin 2003, des virus grippaux A(H5N1) hautement pathogènes ont été responsables d’épizooties
dans de nombreux pays en Asie du Sud Est. Depuis juillet 2005 la circulation de ces virus s’est étendue
à travers l’Asie Centrale pour atteindre l’Europe de l’Est, le Moyen-Orient, l’Afrique et l’Europe de
l’Ouest, y compris la France.
En 2007, le virus a également été détecté en Grande-Bretagne, République Tchèque, Koweit, Arabie
Saoudite et en France. Le virus A(H5N1) a été responsable de 328 cas d’infection chez l’homme
dont 200 mortels dans 12 pays (Vietnam, Thailande, Cambodge, Indonésie, Chine, Turquie,
Azerbaidjan, Egypte, Iraq, Djibouti, Laos, Nigéria - données OMS, 10 septembre 2007). Les deux pays
les plus touchés sont toujours l’Indonésie et l’Egypte avec respectivement 31 cas (dont 27 décès)
et 20 cas (dont 5 décès) rapportés en 2007 majoritairement chez les enfants et jeunes adultes.
La circulation continue des virus A(H5N1) sur trois continents impose une surveillance intensive et
justifie la poursuite active de mise en place de mesures dans le cadre du plan pandémique.
L’analyse phylogénétique a permis d’établir que les virus A(H5N1) qui circulent actuellement font l’objet
d’une évolution génétique continue. Cette diversité génétique se traduit également par une diversité
antigénique qui doit être prise en compte pour le développement de vaccins.
Des vaccins prototypes ont fait l’objet d’essais cliniques afin de déterminer les modalités
d’administration d’un vaccin pandémique.
En ce qui concerne la sensibilité aux antiviraux, certains virus A(H5N1) sont naturellement
résistants aux amantadanes (amantadine et rimantadine) mais tous sont naturellement sensibles
aux antineuraminidases (oseltamivir et zanamivir).
Contact presse : Angélique d’Esteve - Stéphanie Kanoui - Nex & Com - 06 08 32 74 15
Communiqué de presse, Lyon, le 6 juillet 2007
Vaccin contre la Grippe 2007/2008
Asthmatiques : le GEIG appelle à la mobilisation des professionnels de santé
Le Groupe d'Expertise et d'Information sur la Grippe (GEIG) prépare la prochaine campagne destinée à inciter non seulement les personnes âgées de 65 ans et plus mais aussi toutes les personnes fragilisées par certaines affections de longue durée (ALD) à se faire vacciner contre la grippe. Parmi celles-ci, les asthmatiques font partie des cibles prioritaires à sensibiliser l’automne prochain.
En effet, compte tenu des risques sérieux que la grippe peut entraîner chez ces personnes, l’Assurance Maladie rembourse désormais à 100 % le vaccin à toute personne souffrant d’asthme.
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La grippe, une affection aux conséquences redoutables sur les populations fragilisées
La grippe saisonnière touche 2 à 7 millions de personnes en France chaque hiver, entraînant, selon les estimations, un décès pour 1000 personnes infectées (soit environ 1 500 à 2 000 décès l’année dernière).
La grippe peut entraîner des complications sévères chez les personnes âgées ou les sujets fragilisés par une pathologie chronique (maladie cardiaque, pulmonaire, métabolique, immunologique, cancéreuse). Il a été démontré que la vaccination grippale, notamment chez les personnes à risque, permet une diminution très significative des conséquences médicales de la maladie et de la mortalité.
Les asthmatiques, cible prioritaire en 2007/2008
L'asthme concerne plus de 3 millions de Français dont 1/3 d'enfants. Chaque jour, plusieurs personnes meurent, dans notre pays, d'une crise d'asthme grave.
Alors que la grippe en période épidémique peut affecter jusqu’à 10 % de la population, il est donc fréquent que les deux pathologies soient observées ensemble chez un même individu.
Or, les risques de complications graves et de surinfection suite à une infection grippale sont particulièrement élevés chez les personnes souffrant d'asthme.
C’est pourquoi la vaccination anti-grippale est recommandée aux asthmatiques par le Conseil Supérieur d'Hygiène Publique de France. Depuis fin 2006, elle est remboursée à 100 % par la CNAM pour tous les asthmatiques, quel que soit leur âge (à partir de 6 mois).
Cependant, en dépit de ces recommandations et du fait de la récente extension de prise en charge par la CNAM, le taux de couverture vaccinale des asthmatiques de moins de 65 ans est resté inférieur à 25% l'hiver dernier. C'est insuffisant et cela reste bien inférieur à l’objectif de 75% de couverture vaccinale anti-grippale fixé par la France et par l'OMS pour les personnes à risque.
Il faut donc améliorer fortement la couverture vaccinale anti-grippale des asthmatiques dès cette nouvelle saison, pour leur éviter les risques d'exacerbations et de complications graves auxquels ils pourraient être exposés en cas de grippe. Les patients s'en remettent très souvent à l'avis de leur médecin pour la décision de vaccination anti-grippale, et la mobilisation de tous les professionnels de santé est donc primordiale pour mieux protéger les asthmatiques contre la grippe.
Pour la saison 2007/2008, le vaccin contre la grippe devrait être disponible en pharmacie à partir de la fin du mois de septembre.
Contact presse : Angélique d’Esteve - Stéphanie Kanoui - Nex & Com - 06 08 32 74 15
Communiqué de presse, Lyon, le 6 juillet 2007
La grippe : des risques de complications graves chez les asthmatiques
Le Groupe d'Expertise et d'Information sur la Grippe (GEIG) prépare la prochaine campagne destinée à inciter non seulement les personnes âgées de 65 ans et plus mais aussi toutes les personnes fragilisées par certaines affections de longue durée (ALD) à se faire vacciner contre la grippe. Parmi celles-ci, les asthmatiques font partie des cibles prioritaires à sensibiliser l’automne prochain.
En effet, compte tenu des risques sérieux que la grippe peut entraîner chez ces personnes, l’Assurance Maladie rembourse désormais à 100% le vaccin à toute personne souffrant d’asthme.
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La grippe, une affection aux conséquences redoutables sur les populations fragilisées
La grippe saisonnière touche 2 à 7 millions de personnes en France chaque hiver, entraînant, selon les estimations, un décès pour 1000 personnes infectées (soit environ 1 500 à 2 000 décès l’année dernière).
La grippe peut entraîner des complications sévères chez les personnes âgées ou les sujets fragilisés par une pathologie chronique (maladie cardiaque, pulmonaire, métabolique, immunologique, cancéreuse).
Ainsi les risques de complications graves et de surinfection suite à une infection grippale sont particulièrement élevés chez les personnes souffrant d'asthme. Or, l'asthme concerne plus de 3 millions de Français dont 1/3 d'enfants.
Il a été démontré que la vaccination grippale, notamment chez les personnes à risque, permet une diminution très significative des
conséquences médicales de la maladie et de la mortalité.
Le vaccin contre la grippe remboursé à 100% pour toutes les personnes souffrant d’asthme
C’est pourquoi la vaccination contre la grippe est recommandée aux asthmatiques par le Conseil Supérieur d'Hygiène Publique de France. Depuis fin 2006, elle est remboursée à 100 % par la CNAM
pour tous les asthmatiques, quel que soit leur âge (à partir de 6 mois).
Cependant le taux de couverture vaccinale des asthmatiques de moins de 65 ans est resté inférieur à 25% l'hiver dernier. C'est insuffisant et cela reste bien inférieur à l’objectif de 75% de couverture vaccinale anti-grippale fixé par la France et par l'OMS pour les personnes à risque.
Pour éviter les risques d'exacerbations et de complications graves auxquels les asthmatiques pourraient être exposées en cas de grippe, il est donc important que toutes les personnes concernées par l’asthme se renseignent auprès de leur médecin traitant.
Pour la saison 2007/2008, le vaccin contre la grippe devrait être disponible en pharmacie à partir de la fin du mois de septembre.
Contact presse : Angélique d’Esteve - Stéphanie Kanoui - Nex & Com - 06 08 32 74 15
Communiqué de presse GEIG du 11 décembre 2006
Grippe :
il est encore temps de se faire vacciner
Le GEIG lance une campagne d'information dans les pharmacies
Le
lundi 11 décembre, le Groupe d'Expertise et d'Information sur la Grippe
(GEIG) lance une campagne d'affichage dans les pharmacies d'officine,
pour inciter les personnes qui ne l'ont pas encore fait à se faire
vacciner contre la grippe. En effet, la campagne de vaccination est en
cours et la situation épidémiologique est, jusqu'à
présent, calme sur le front de la grippe. Il est encore temps de
se faire vacciner, en sachant que la protection contre la grippe est effective
dix à quinze jours après l'administration du vaccin.
La grippe saisonnière touche 2 à 7 millions de personnes
en France chaque hiver [1], entraînant, selon les estimations, 1
500 à 2 000 décès annuels [2]. La grippe peut entraîner
des complications sévères chez les personnes âgées
ou les sujets de tout âge fragilisés par une pathologie chronique
sous-jacente (maladie cardiaque, pulmonaire, métabolique, immunologique,
cancéreuse). Il a été démontré que
la vaccination, notamment chez les personnes à risque, permet une
diminution très significative de la mortalité.
Les enfants et les adultes souffrant d'asthme, quelle qu'en soit la gravité,
et les sujets atteints d'une bronchopneumopathie chronique obstructive
(BPCO), même s'ils ont moins de 65 ans, font également partie
des populations fragilisées vis-à-vis de la grippe.
- On estime à
3,1 millions le nombre de personnes de moins de 65 ans présentant
des problèmes d'asthme. L'infection grippale est une des causes
reconnues d'exacerbation de cette pathologie ; elle entraîne une
détérioration de la fonction ventilatoire, aussi bien
chez l'enfant quez chez l'adulte.
- La broncho-pneumopathie
chronique obstructive, ou BPCO, touche en France 575 000 personnes de
moins de 65 ans. Elle se manifeste par une bronchite chronique (toux
chronique avec production de sécrétions) et des difficultés
respiratoires. L'exacerbation se traduit par l'accentuation de la toux
accompagnée d'une modification de l'expectoration et une aggravation
de l'essoufflement pouvant aller jusqu'à l'insuffisance respiratoire
aiguë (ou décompensation respiratoire), nécessitant
une hospitalisation et pouvant mettre en jeu le pronostic vital. Le
virus grippal favorise l'exacerbation des BPCO.
La
vaccination constitue la meilleure prévention et, cette année,
la Caisse nationale d'assurance maladie a élargi la prise en charge
des vaccins antigrippaux aux enfants et aux adultes atteints d'asthme
(tout type) et aux sujets atteints d'une BPCO.
La France va-t-elle gagner son défi ?
En effet, la France s'est engagée à atteindre un taux de
couverture vaccinale contre la grippe de 75% des sujets à risque,
dès 2008 et il n'est pas trop tard pour vacciner ceux qui ne le
sont pas encore.
[1] Institut national de veille sanitaire. La grippe. 2004
www.invs.sante.fr/presse/2004/aide_memoire/grippe/index.html
[2] CNR de la Grippe France-Nord, Institut Pasteur,
www.pasteur.fr/actu/presse/dossiers/malinfectieuses/situation.htm
Pour le GEIG :
Pr Bruno Lina
Centre national de référence des virus influenza (Région
Sud)
Président du GEIG
Le GEIG (Groupe d'Expertise et d'Information sur la Grippe) regroupe des
experts scientifiques et les représentants de l'industrie pharmaceutique,
fédérant la pluralité des points de vue. Il a pour
mission d'informer la population sur la grippe et sa prévention.
Communiqué de presse GEIG du 1 septembre 2006
Campagne de vaccination antigrippale 2006/2007 :
Suffisamment de doses, en dépit dun délai dans la
livraison des vaccins
Le vaccin contre la grippe pour la saison
2006/2007 sera disponible pour le lancement de la campagne de vaccination
antigrippale le 12 octobre. Malgré ce retard de 2 semaines par
rapport aux années précédentes, le nombre de doses
disponibles devrait être supérieur à celui de 2005,
permettant de couvrir lensemble des besoins.
« Ce retard dans le début de la campagne de vaccination
antigrippale ne devrait pas avoir de répercussions pour la population
» a déclaré le Pr Bruno Lina, Directeur du Centre
national de référence de la grippe (France-Sud) et Délégué
Général du GEIG. « Même avec ce délai
de 15 jours, la campagne de vaccination devrait être achevée
avant le début de la saison grippale ».
Lensemble des producteurs de vaccin a rencontré des problèmes
de rendement avec lune des 3 souches vaccinales, la souche A(H3N2).
En accord avec les autorités européennes et nationales de
réglementation, les producteurs ont utilisé une autre souche
équivalente et vont prolonger leur campagne de production, afin
de pouvoir fournir les quantités nécessaires de vaccin.
La vaccination grippale est possible pour tous les individus à
partir de lâge de 6 mois. Elle est recommandée
pour les personnes à risque, en particulier : les personnes âgées
de 65 ans et plus, les personnes séjournant dans un établissement
de santé de moyen ou long séjour quel que soit leur âge,
les personnes atteintes de certaines maladies chroniques (comme certaines
affections broncho-pulmonaires, asthme, cardiopathies et insuffisances
cardiaques, néphropathies, diabète, déficits immunitaires
cellulaires, drépanocytose), les enfants et adolescents nécessitant
un traitement prolongé par l'acide acétylsalicylique, les
professionnels de santé et les personnes en contact prolongé
avec des personnes à risque, le personnel navigant des bateaux
de croisière et des avions et le personnel de lindustrie
des voyages accompagnant des groupes de voyageurs.
Pour le Comité scientifique
- Pr Bruno Lina, délégué Général, Président
du Comité scientifique
- Pr Rémy Teyssou, Président du GEIG
Communiqué de presse GEIG du 11 janvier 2006
GRIPPE SAISONNIERE, GRIPPE AVIAIRE, GRIPPE PANDEMIQUE
.
Quelques liens utiles
Alors que l'épidémie
de grippe ne s'est pas encore manifestée sur le territoire national,
la grippe aviaire fait de nouveau beaucoup parler d'elle, sur fond de
risque pandémique
En France, la surveillance de la grippe en population générale
est assurée depuis plus de 20 ans par 2 réseaux : le
Réseau des GROG (Groupes Régionaux d'Observation
de la Grippe) qui recueille des données cliniques et virologiques
en liaison avec les CNRG (Centres Nationaux de Référence
de la Grippe Nord et Sud), et le Réseau Sentinelles de l'INSERM
qui recueille des données cliniques pures. Tous deux élaborent,
à partir des outils de mesure dont ils disposent pour anticiper,
mesurer et évaluer les épidémies, des bulletins
hebdomadaires rendant compte de l'évolution de la grippe sur
le territoire national. Ces deux réseaux sont complémentaires
et leurs données permettent, entre autres, d'évaluer chaque
année l'impact des épidémies de grippe en France.
Pour tout connaître sur la grippe saisonnière, la grippe
aviaire et le risque pandémique, voici donc les principaux sites
à consulter :
Réseau Sentinelles de l'Inserm
http://rhone.b3e.jussieu.fr/senti/
Réseau des GROG (Groupe Régionaux d'Observation de la Grippe)
http://www.grog.org/
Site Interministériel de Préparation à un Risque
de Pandémie Grippale
http://www.grippeaviaire.gouv.fr/
Direction Générale de la Santé (DGS)
http://www.sante.gouv.fr/
Institut de Veille Sanitaire (InVS)
http://www.invs.sante.fr/
Organisation Mondiale de la Santé (OMS)
http://www.who.int/fr/index.html/
Organisation Mondiale de la Santé Animale
http://www.oie.int/fr/fr_index.htm
Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture
:
http://www.fao.org/index_fr.htm
Agence de Sécurité Sanitaire des Aliments
http://www.afssa.fr/
Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits
de Santé
http://afssaps.sante.fr/
sans oublier : Le Groupe d'Expertise et d'Information sur la Grippe
http://www.grippe-geig.com/
Communiqué de presse GEIG du 24 octobre 2005
Ne pas confondre grippe aviaire et grippe humaine,
épidémie de grippe et pandémie grippale
Les médecins généralistes et les pharmaciens sont
en première ligne pour informer
leurs patients et relayer les recommandations sanitaires nationales et
internationales
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On ne le rappellera jamais assez, la vaccination grippale
est fortement recommandée aux sujets dits "à risque",
à savoir les personnes de plus de 65 ans et celles souffrant de certaines
Afffections de Longue Durée .
Elles sont en effet, compte tenu de la fragilité de leur système
immunitaire, à risque de complications sévères de la
grippe mettant en jeu leur pronostic vital.
La vaccination grippale saisonnière leur est prioritairement
recommandée et elle est prise en charge à 100% par l'Assurance
Maladie.
Face à la menace d'une éventuelle pandémie de grippe
aviaire, la confusion et les amalgames s'amplifient et l'on observe
que les Français, toutes tranches d'âges confondues, se font
davantage vacciner contre la grippe saisonnière pensant ainsi se
prémunir de la grippe aviaire.
Cet accroissement soudain de la demande de vaccins
grippaux risque de se faire au détriment des sujets à risque
qui ne se sont pas encore fait vacciner.
Il importe donc de rappeler que :
- les vaccins grippaux sont préparés à partir des
souches de virus grippaux contre lesquelles ont veut prémunir les
sujets concernés ;
- en l'occurrence, le vaccin 2005-2006, de par sa composition, est appelé
à protéger contre les virus suivants :
A (H1N1)/New Caledonia/20/99
A(H3N2)/California/7/2004
B/Shanghai/361/2002
- en aucun cas le vaccin grippal 2005-2006 ne pourra donc protéger
contre le virus A/H5N1.
Pour mémoire
Les épidémies de grippe sont
des poussées saisonnières (survenant habituellement,
dans l'hémisphère Nord, entre la fin de l'automne
et le début du printemps) qui touchent une zone géographique
limitée et qui impliquent souvent la circulation de deux
ou trois souches différentes du virus de la grippe. Ces souches
changent continuellement d'une année sur l'autre, de manière
imprévisible. C'est la raison pour laquelle la composition
du vaccin change chaque année et la vaccination doit être
renouvelée chaque année.
Les pandémies de grippe touchent une part très
importante de la population à travers le monde et peuvent
survenir à tout moment de l'année. Elles se produisent
lors de l'apparition d'un nouveau virus grippal A, contre lequel
il n'existe aucun anticorps nulle part dans le monde.
A ce jour, le virus grippal H5N1 ne touche que les espèces
aviaires et aucun cas de transmission d'homme à homme n'a
été confirmé dans le monde.
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Les ALD donnant droit à la prise en charge à 100% du vaccin
contre la grippe sont les suivantes : Diabète de type 1 et Diabète
de type 2; Insuffisance cardiaque grave, troubles du rythme graves, cardiopathies
valvulaires graves, cardiopathies congénitales graves ; Insuffisance
respiratoire chronique grave ; Accident vasculaire cérébral
invalidant ; forme grave des affections neurologiques et musculaires (dont
myopathie), épilepsie grave ; Déficit immunitaire primitif
grave nécessitant un traitement prolongé, infection par
le virus de l'immunodéficience humaine ; Néphropathie chronique
grave et syndrome néphrotique primitif ; Hémoglobinopathies,
hémolyses chroniques constitutionnelles et acquises sévères
; Mucoviscidose.
Communiqué de presse GEIG du 12 octobre 2005
5 cas de grippe A ont été
confirmés en France début septembre, indique le réseau
des GROG qui précise que le virus isolé était analogue
à la souche incluse dans le vaccin 2005-2006. Aucun nouveau cas
de grippe n'a été confirmé depuis, mais ces quelques
détections précoces sont venues rappeler que le virus
grippal peut circuler tôt dans la saison .
Il ne faut donc pas attendre pour se faire vacciner.
Grippe et Vaccination grippale : rappel de quelques
notions de base
Alors que les experts du monde suivent l'évolution de la grippe
aviaire et que les gouvernements renforcent leurs plans de lutte, il
importe de rappeler quelques notions de base à propos de la vaccination
grippale.
Grippe aviaire / Grippe humaine
Des informations inexactes ont circulé ces derniers temps selon
lesquelles la vaccination contre la grippe humaine permettrait de se
protéger de la grippe aviaire :
FAUX
- le vaccin contre la grippe saisonnière n'est efficace que contre
les virus grippaux humains en circulation ;
- le vaccin contre la grippe saisonnière ne protège ni
des diverses infections hivernales regroupées sous le terme générique
de syndromes grippaux (adenovirus, rhinovirus,
), ni de la
grippe aviaire.
En revanche, l'administration, de vaccins efficaces contre les souches
humaines en circulation aux personnes susceptibles d'être en contact
avec des volailles infectées peut réduire la probabilité
de co-infection chez l'homme par des souches aviaires et humaines.
La co-infection chez l'homme par des virus humains et aviaires permettrait
l'apparition d'un nouveau virus issu du mélange des génomes
de virus affectant des espèces différentes : un virus
mutant vis-à-vis duquel l'ensemble la population mondiale serait
immunitairement vierge.
Il est temps de se faire vacciner contre la grippe
saisonnière
Il est indispensable de poursuivre la prévention des complications
de la grippe saisonnière et notamment les décès
qu'elle engendre chaque année parmi les populations à
risque (les sujets de plus de 65 ans mais aussi les sujets de tous âges
souffrant d'une ALD).
Selon l'OMS, la grippe saisonnière est responsable de
3 à 5 millions de cas de complications sévères
et 250 000 à 500 000 décès chaque année
uniquement dans les pays industrialisés. 90% des décès
liés à la grippe concernent les plus de 65 ans. En outre,
l'impact économique de la grippe est considérable tant
en termes de coûts d'hospitalisation et de médecine ambulatoire
qu'en termes de perte de productivité des entreprises .
L'efficacité du vaccin grippale ne peut pas être de 100%.
Elle varie en fonction de l'âge et de l'état de santé
des personnes et certaines développent une moins bonne réponse
immunitaire que d'autres. Cependant, la vaccination grippale des sujets
à risque -par delà la protection qu'elle confère
contre la grippe et ses complications- réduit de 20 à
30% le nombre d'hospitalisation pour affection cardiaque ou pour atteinte
cérébro-vasculaire et de 50% le risque de décès
toutes causes confondues  .
Les études pharmaco-économiques menées aux Etats-Unis
et en Europe montrent que la vaccination grippale des sujets âgées
est non seulement coût-efficace mais aussi souvent coût-économique .
Pourtant, les sujets à risque sont insuffisamment vaccinés
contre la grippe en France : 62,5% des sujets visés par le dispositif
de prise en charge de l'Assurance Maladie sont vaccinés ,
bien en dessous des objectifs fixés par l'OMS, à savoir
75% de couverture vaccinale des sujets à risque pour tous les
pays d'ici 2010 .
Le vaccin contre la grippe est disponible en pharmacie depuis
le 22 septembre au prix de 6,26 Euros
Il est gratuit pour les plus de 65 ans et les sujets souffrant
de l'une des 9 Affections de Longue Durée (ALD) répertoriées
par l'Assurance Maladie
Il doit être administré suffisamment tôt
dans la saison, 15 jours étant nécessaire à
la formation des anticorps, afin d'éviter tout risque en
cas d'épidémie précoce
La vaccination grippale doit s'effectuer chaque année,
et ce, pour deux raisons :
- les souches vaccinales sont réactualisées chaque
année en fonction des recommandations des experts de l'OMS
;
- la durée de l'immunité conférée
par le vaccin est d'environ 10 mois.
|
___________________________________________
Bulletins GROG 2005-2006 n°1 et 2 des 5 et 12 octobre 2005
WHO. Influenza. Overview. Fact Sheet N°211. Revised March 2003.
http://www.who.int/mediacentre/factsheets/2003/fs211/en/print.html
Nichol K, Nordin J, Mullooly J, Lask et al. Influenza vaccination and
reduction in hospitalisations for cardiac disease and stroke among the
elderly. N Engl J Med 2003;348:1322-32.
Ahmed AE, Nicholson KG, Nguyen-Van-Tam JS. Reduction in mortality associated
with influenza vaccine during1989-90 epidemic. Lancet 1995;346:591-595.
Scuffham PA, West PA. Economic evaluation of strategies for the control
and management of nfluenza in Europe. Vaccine 2002; 20: 2562-78.
Source : CNAMTS - Dossier de presse Vaccination Antigrippale 2005
Resolution of the World Health Assembly WHA 56.19, Agenda Item 14.16,
May 28,2003
Les ALD donnant droit à la prise en charge à 100% du vaccin
contre la grippe sont les suivantes : Diabète de type 1 et Diabète
de type 2; Insuffisance cardiaque grave, troubles du rythme graves,
cardiopathies valvulaires graves, cardiopathies congénitales
graves ; Insuffisance respiratoire chronique grave ; Accident vasculaire
cérébral invalidant ; forme grave des affections neurologiques
et musculaires (dont myopathie), épilepsie grave ; Déficit
immunitaire primitif grave nécessitant un traitement prolongé,
infection par le virus de l'immunodéficience humaine ; Néphropathie
chronique grave et syndrome néphrotique primitif ; Hémoglobinopathies,
hémolyses chroniques constitutionnelles et acquises sévères
; Mucoviscidose.
Communiqué de presse GEIG du 3 octobre 2005
à propos de l'étude de T Jefferson et al. intitulée
"L'efficacité de la vaccination grippale chez les sujets
âgés : revue de la littérature"
Le Contexte
A partir d'études publiées dans des revues médicales
de 1969 à 2004, Jefferson et collaborateurs
font une méta-analyse sur l'efficacité de la vaccination
grippale chez les sujets âgés de 65 ans et plus.
Cette revue conclut à l'efficacité de la vaccination chez
les sujets âgés en réduisant les risques d'hospitalisation
pour grippe et pneumonie et en diminuant le taux de mortalité,
toutes causes confondues.
Cependant, cette publication indique également que l'efficacité
globale du vaccin trivalent inactivé est "modeste"
chez les sujets âgés.
Le problème posé
Face à ces conclusions publiées dans la revue "The
Lancet" dès février 2005, et sur le site de la revue
le 22 septembre 2005, autant la communauté scientifique que les
médias internationaux se sont interrogés sur la notion
de l'efficacité apparemment "modeste" de la vaccination
grippale des sujets âgés. L'étude de cette revue
montre d'emblée la faible puissance statistique de ce résultat
au vu de l'estimation du large intervalle de confiance.
Ainsi, cette analyse soulève la question de l'interprétation
scientifique d'études très hétérogènes
sur le plan méthodologique et leurs relais à l'intention
du grand public
Réponse
Dès la diffusion de cet article sur le site web de la revue,
facilitant de ce fait l'accès au plus grand nombre, les organisations
sanitaires officielles - que sont l'Organisation Mondiale de la Santé
(OMS )
et les Centers for Diseases Control (CDC)- ont apporté une réponse
ferme à cette publication en insistant sur l'importance de la
vaccination grippale les personnes âgées et/ou à
risque : "
Cette étude, comme de nombreuses autres
études, démontre l'efficacité du vaccin grippal
dans la prévention des complications grippales sérieuses
responsables d'hospitalisations et de décès. Nous ne devons
pas perdre de vue ces faits
" a affirmé Tom Skinner,
porte-parole du CDC, ajoutant "
Nous continuerons à
insister sur l'importance de la vaccination grippale annuelle des personnes
âgées et/ou à risque. Nous espérons que ces
études ne dissuaderont pas les populations concernées
de continuer à se faire vacciner ".
En effet, considérer que l'efficacité
du vaccin trivalent inactivé est "modeste" apparaît
injustifiée à la lumière non seulement des conclusions
de l'étude de Jefferson lui-même mais aussi de nombreuses
autres études qui n'ont pas été incluses dans cette
revue. En effet, Jefferson et al. notent que pour un certain nombre
d'études, aucune information n'était disponible sur l'adéquation
entre les souches vaccinales et les virus circulants, que la confirmation
de la grippe chez les sujets âgés a été évaluée
à partir de tests en laboratoire dont les performances techniques
et donc diagnostiques sont très disparates : de l'isolement viral,
technique performante, à la sérologie, sans autre précision
.
Cependant, les conclusions de cette publication prouvent :
- le bénéfice de la vaccination des sujets âgés
vivant à domicile, y compris la réduction des hospitalisations
;
- l'efficacité de la vaccination des sujets âgés
institutionnalisés sur la réduction du taux de la mortalité.
- Jefferson et al. indique que la vaccination
grippale des sujets âgés "
est efficace
dans la prévention des hospitalisations pour grippe et pneumonie
et dans la réduction des décès toutes causes
confondues". Les personnes âgées figurent parmi
les sujets à haut risque de complications grippales sévères
: surinfection bactérienne et décompensation de pathologies
chroniques sous-jacentes conduisant à l'hospitalisation et
au décès. C'est la raison pour laquelle les personnes
âgées constituent les populations cibles prioritaires
de la vaccination
.
- Lorsque les souches incluses dans le vaccin correspondent
avec les virus en circulation
,
la vaccination grippale des sujets âgés institutionnalisés
est efficace dans la prévention des pneumonies (42 %), des
hospitalisation pour grippe et pneumonie (45 %), des décès
par grippe et pneumonie (42 %) et dans la réduction de la mortalité
toutes confondues (60 %). Cette réduction de 60% de la mortalité
toutes causes confondues démontre l'efficacité réelle
de la vaccination grippale des sujets les plus à risque .
- Chez les sujets âgés vivant à
domicile, la vaccination est efficace dans la prévention des
hospitalisations pour grippe et pneumonie et dans la prévention
des décès toutes causes confondues (47,5% dans ce dernier
cas), ce qui prouve l'efficacité de la vaccination au sein
de la population à risque la plus large.
Tous ces bénéfices attendus
de la vaccination chez les personnes âgées sont tirés
de la revue de Jefferson.
Néanmoins cette revue souffre d'insuffisances méthodologiques
majeures :
- il est en effet difficile de tirer des conclusions précises
des données et des résultats de cette publication car
ils ne sont pas spécifiques à la grippe ;
- les conclusions reposent sur des comparaisons difficiles à
établir du fait de l'hétérogénéité
-et des méthodologies et des objectifs- d'études recueillies
sur plus de 35 ans;
- le modèle utilisé pour parvenir à ces conclusions
n'est pas approprié aux études passées en revue
;
- la revue est particulièrement sélective, excluant par
exemples les études concernant "les sujets âgés
souffrant d'affections chroniques" ; les critères de sélection
sont sujets à caution.
Par ailleurs, il importe de rappeler
les preuves de l'efficacité de vaccination à travers d'autres
publications, qui ont été exclues de la revue de Jefferson.
Quelques-unes sont mentionnées ci-dessous.
Nichol KL, Vaccine 21 (2003) : 1769-75 :
| Groupes d'âges et résultats
|
Efficacité |
| Sujets âgés vivant
à domicile |
|
| Grippes virologiquement confirmées |
50-60 |
| Hospitalisations |
|
| |
Pneumonies (toutes
causes)
Maladies respiratoires (toutes causes)
Affections cardiaques
Décès toutes causes |
33
32
27
50 |
| Sujets âgés vivant
en institutions |
|
- Maladies respiratoires
- Pneumonies
- Hospitalisations
- Décès |
56
53
48
68 |
| Tableau 1 : Efficacité
des vaccins grippaux inactivés |
|
Madjid M. et al., Circulation, 2003; 108 : 2730-2736
:
La vaccination grippale est associée à :
- une réduction de 67 % du risque d'infarctus chez les patients
souffrant d'une affection coronarienne connue et une réduction
de 75 % des décès chez ceux ayant fait un infarctus du myocarde
ou ayant subi une intervention coronarienne
- une réduction de 50 % du risque d'arrêt cardiaque primaire
hors de l'hôpital
- une réduction de 50 % de risque d'attaque
- une réduction de 19 % du risque d'hospitalisation pour affection
cardiaque chez les sujets vivant en institution
L'efficacité du vaccin grippal
peut sembler inférieure à celle d'autres vaccins. Ceci
est inhérent au fait que le virus de la grippe mutent constamment.
Cette mutation peut avoir lieu entre le moment où l'OMS identifie
les souches à inclure dans le vaccin de la saison à venir
et le moment ou l'épidémie se manifeste. Si les souches
vaccinales ne sont pas en parfaite adéquation avec les virus
en circulation, le vaccin est moins efficace. L'adéquation antigénique
entre les souches vaccinales recommandées par l'OMS et les souches
épidémiques s'est révélée appropriée
pour 12 des 15 saisons épidémiques (80 %) entre 1982-83
et 1996-97 (Canada Communicable Disease Report (CCDR) 15.06.2005 vol.
31 ACS-6)
Au total, près de 90 000 morts par la maladie cardiovasculaire
pourraient être évités chaque année grâce
à la vaccination grippale.
Gross PA et al., Ann Intern Med 1995 ; 123 : 518-527
La vaccination grippale réduit le risque de pneumonie, d'hospitalisation
et de décès des personnes âgées pendant une
épidémie de grippe si la souche vaccinale incriminée
est identique ou semblable à la souche épidémique.
Vu T et al., Vaccine 2002; 20 : 1831-36
Les résultats confirment que le vaccin grippal est efficace dans
la réduction de la morbidité et de la mortalité chez
les sujets de 65 ans et plus vivant en institution. Lors de l'adéquation
entre les souches vaccinales avec les souches circulantes, la vaccination
évite dans 1 cas sur 5 la grippe et les affections apparentées,
dans 1 cas sur 4 l'hospitalisation pour pneumonie et grippe, et dans 1
cas sur 4 le décès par hospitalisation pour ces mêmes
causes.
| En résumé :
L'OMS et les CDC (Centers for Diseases Control)
réaffirment la nécessité de poursuivre la
prévention par la vaccination des complications de la grippe
saisonnière et notamment les décès qu'elle
engendre chaque année parmi les populations à risque
(les sujets de plus de 65 ans mais aussi les sujets de tous âges
souffrant d'une ALD).
L'efficacité du vaccin grippale varie
en fonction de l'âge et de l'état de santé
des personnes et certaines développent une moins bonne
réponse immunitaire que d'autres. Cependant, la vaccination
grippale des sujets à risque (vivant ou non en institution)
-par delà la protection qu'elle confère contre la
grippe et ses complications- réduit de près de 50%
le risque de décès toutes causes confondues.
Les vaccins grippaux doivent être adaptés
aux souches virales en circulation pour offrir la meilleure prévention
possible, d'où l'importance du rôle des Centres de
Référence de la Grippe dans le monde.
Dans 80% des cas, l'adéquation des souches vaccinales recommandées
par l'OMS est en adéquation avec les souches épidémiques.
|
Le document CDC ci-après met
l'accent sur certains aspects complémentaires qu'il importe de
garder à l'esprit pour interpréter l'étude de Jefferson
:
L'efficacité du Vaccin Grippal
chez les sujets âgés.
09/22/05
Un nouveau rapport de T Jefferson et
coll. (Cochrane Vaccines, Italie) intitulé "Efficacité
des vaccins grippaux chez les personnes âgées : revue systématique"
a été publié dans l'édition en ligne du
22 septembre de la revue du Lancet. Cet article présente les
résultats d'une revue de 64 études qui ont évalué
l'efficacité des vaccins grippaux chez les personnes âgées
de 65 ans et plus. 15 des 64 études portaient sur l'efficacité
du vaccin chez des sujets âgés ne résidant pas dans
des établissements de long séjour et 29 études
portaient sur l'efficacité du vaccin chez des sujets vivant dans
des établissements de long séjour. Le CDC qui n'a pas
collaboré à cette étude, fournit les informations
ci-dessous pour aider à apporter des réponses aux questions
que soulève la publication de ce rapport.
Le CDC recommande la vaccination grippale des sujets
de 65 ans et plus et de tous les sujets vivants en établissements
de long séjour
Ces recommandations sont faites en raison du risque accru de complications
de grippe qu'encourent les sujets de plus de 65 ans et les sujets vivant
en établissement de long séjour.
La vaccination est le meilleur moyen de protéger les sujets de
65 ans et plus de la grippe et de ses complications.
L'efficacité du vaccin n'est pas de100 %. Certaines personnes
très âgées souffrant d'affections chroniques peuvent
avoir une moins bonne réponse immunitaire que les jeunes adultes
en bonne santé et sont donc susceptibles de rester sensible à
l'affection grippale et à ses complications.
Le vaccin est efficace dans la prévention des complications secondaires
et dans la réduction du risque d'hospitalisations liés à
la grippe et du risque de décès des sujets de 65 ans et
plus, qu'ils soient ou non à haut risque (affections cardiaques,
diabète).
Parmi les personnes âgées ne vivant pas en maison de retraite
ou en établissement de long séjour, le vaccin grippal réduit
de 30 à 70% les risques d'hospitalisation pour pneumonie ou grippe
Parmi les sujets les plus âgés qui résident en maison
de retraite, le vaccin grippal s'avère particulièrement
efficace dans la prévention des maladies sévères,
des complications secondaires et des décès. Parmi cette
population, le vaccin réduit de 50 % à 60 % les hospitalisations
pour grippe et pneumonie et de 80% les décès liés
à la grippe, bien que l'efficacité dans la prévention
de la maladie grippale se situe souvent autour de 30 à 40%. Les
années où la composition vaccinale ne correspond pas parfaitement
aux souches de virus en circulation, l'efficacité du vaccin est
souvent inférieure.
En interprétant les résultats de l'étude de Jefferson,
il convient de garder à l'esprit que :
L'étude a clairement démontré que le vaccin grippal
est efficace dans la prévention des complications et des décès
liés à la grippe chez les sujets les plus âgés,
qu'ils vivent à domicile ou en institutions.
L'estimation la plus haute de l'efficacité du vaccin grippal versus
la vraie grippe se retrouve dans une seule grande étude randomisée
chez les sujets âgés. Les raisons d'un manque d'efficacité
contre la grippe virologiquement confirmée dans les autres études
passées en revue sont peu claires.
Presque toutes les études chez les sujets âgés sont
des études non randomisées. Les résultats de telles
études peuvent être difficiles à interpréter
en raison des biais inhérents à ce type d'étude.
Les vaccins grippaux doivent être adaptés aux souches virales
en circulation pour offrir la meilleure prévention possible.
Comme les auteurs l'indiquent, les estimations d'efficacité les
plus basses se retrouvent quand les résultats des études
ne sont pas spécifiques à la grippe (par exemple les syndromes
grippaux
). De tels résultats non-spécifiques ont
été utilisés pour la plupart des études.
Les résultats d'étude suggérant que le vaccin grippal
est plus efficace parmi les sujets résidant en maison de retraite
que parmi les personnes résidant en établissement de long
séjour sont inattendus et pas compatibles avec d'autres données,
y compris les informations sur la réaction immunitaire à
la vaccination.
Aux Etats-Unis, contrairement à ce que les auteurs affirment,
la vaccination grippale est plus élevée chez les sujets
âgés souffrant d'affections chroniques et encore plus élevée
chez les résidents de maison de retraite, ce qui pourrait influencer
les évaluations d'efficacité vaccinale à la baisse
plutôt qu'à la hausse.
Comme les auteurs l'indiquent, de meilleurs vaccins
offrant une meilleure protection aux personnes âgées restent
la priorité des chercheurs.
___________________________________________
Jefferson T et al. « Efficacy and effectiveness of influenza vaccines
in elderly people : a systematic review. Lancet 2005, 365: 773-80.
Associated PRESS 21.09.05
http://my.webmd.com/content/Article/112/110352.htm (22.09.05)
Nichol KL, The efficacy, effectiveness and cost-effectiveness of inactivated
influenza virus vaccines, Vaccine 21 (2003) : 1769-75.
L'efficacité du vaccin grippal peut sembler inférieure
à celle d'autres vaccins. Ceci est inhérent au fait que
le virus de la grippe mute constamment. Cette mutation peut avoir lieu
entre le moment où l'OMS identifie les souches à inclure
dans le vaccin de la saison à venir et le moment où l'épidémie
se manifeste. Si les souches vaccinales ne sont pas en parfaite adéquation
avec les virus en circulation, le vaccin est moins efficace. L'adéquation
antigénique entre les souches vaccinales recommandées par
l'OMS et les souches épidémiques s'est révélée
appropriée pour 12 des 15 saisons épidémiques (80
%) entre 1982-83 et 1996-97 (Canada Communicable Disease Report (CCDR)
15.06.2005 vol. 31 ACS-6)
Thomas R, Jefferson T, Demicheli V. Influenza vaccination for healthcare
workers who work with the elderly. Cochrane Database Syst Rev 2005; 2:
CD005187.
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